– de le faire comprendre à des auditeurs

–        Comment peut-onaccéder à la fidélité ?       La fidélité demeure le principeincontournable. Nous pouvons dire que d’être fidèle aux significations enlangue revient à dire le vouloir-dire du locuteur et Lederer  écrit à cepropos : « Il n’y a pas de compromis possible,  ou bien on est fidèle  aux signes linguistiques et il faut sacrifierla fidélité au sens contextuel ou bien on est fidèle au sens contextuel et ondispose alors d’une liberté relative, pour choisir les formes propres àl’exprimer » 31.        Selon Seleskovitch« Le but que l’interprète se fixe est de transmettre le message avecune fidélité absolue, c’est-à-dire de le faire comprendre à des auditeurs aussibien que l’ont compris ceux qui écoutaient l’orateur en direct »32.        « Danica Seleskovitch nous enseigne que …le sens d’un discours ne sera totalement communiqué que si l’expérience del’interlocuteur, donc sa mémoire cognitive et émotive, coïncide intégralementavec celle de l’orateur pour une instance de discours donné… entrel’incommunicable et l’identification totale se situent tous les degrés de lacompréhension et de l’incompréhension »34.       Selon J. Delisle (1982): la compétencetraductionnelle nécessite le savoir-faire et le savoir tout court, ilécrit : « traduire est un savoir-faire (traduire et réexprimer)exposant sur un double savoir (linguistique et encyclopédique),(1982 : 198-270) ».         32 : Lederer, N.

« La traduction, transcoder ou réexprimer ? Interpréter pourtraduire, Paris, 1981, p32.             33 : Selescovitch.D,L’interprète dans les conférences internationales, Paris, 1918, p168.                                     34 :Delisle .J.  L’Analyse du discours comme méthode de traduction,Ottawa, 1982, p23.                                                                                     Pour sa part, Henri Meschonnic  pense quele texte traduit ne peut être transparent par rapport à l’original :« Si la traduction d’un texte est structurée- reçue comme un texte,elle fonctionne texte ; elle est l’écriture d’une lecture- écriture,aventure historique d’un sujet. Elle n’est pas transparence par rapport àl’original ».

Best services for writing your paper according to Trustpilot

Premium Partner
From $18.00 per page
4,8 / 5
4,80
Writers Experience
4,80
Delivery
4,90
Support
4,70
Price
Recommended Service
From $13.90 per page
4,6 / 5
4,70
Writers Experience
4,70
Delivery
4,60
Support
4,60
Price
From $20.00 per page
4,5 / 5
4,80
Writers Experience
4,50
Delivery
4,40
Support
4,10
Price
* All Partners were chosen among 50+ writing services by our Customer Satisfaction Team

(1981 :44).           Meschonnic (1973, 37) écritaussi : «De Cicéron et Saint-Jérôme  jusqu’à nos jours, le problème desavoir quel degré et quelle qualité de fidélité sont requis du traducteur estdemeuré une naïveté ou un mensonge philosophique, il postule une plantesémantique mot/ sens et s’interroge ensuite sur la meilleure façon d’exploiterl’espace qui les sépare ».      Pourqu’une traduction soit acceptable, il faudrait être fidèle à la fois auvouloir-dire de l’auteur, fidèle  à lalangue d’arrivée et enfin au destinataire de la traduction.             Danica Seleskovitch(1989) nous explique « que la finalité de toute action  traduisante est bien la fidélité ; unefidélité au sens qui demeure la seule possible et réalisable. Elle écrit aussi « Si traduisible que soit un mot ou une expression, il resteinterprétable en fonction du contexte ». (1976 :78).        Cecirelève aussi de la compétence traductionnelle qui est écrite par M. Pergnier (1980) : « …Ilya deux types de compétence : une proprement linguistique relevant de lacapacité de maniement et de comparaison de deux systèmes linguistiques, l’autrepermet de mettre en relation la première compétence avec une situation deparole » (1980 :384).

      Meskowitchz (1974)écrit à ce propos : «… Le traducteur doit avoir une connaissance de,compréhension, il lui faut acquérir le langage utilisé et les principesappliqués par le spécialiste, car alors seulement  lèvera l’ambiguïté, résoudra la polysémie,atteindra le vouloir dire et pourra ainsi l’exprimer » (1974, 72).           Nousremarquons donc, que les traducteurs s’attachent de moins en moins à l’aspectpurement linguistique des textes à traduire. Ils prennent en considérationd’autres éléments qui entrent en jeu dans la construction du texte-source, etqui doivent trouver leur place dans le texte –cible.         La théorie du sens affirme que la traductionest toujours possible pourvu qu’elle ne porte pas sur la langue, mais sur lecontenu des discours ou des textes.

Elle définit des unités du sens auxquellesdoit être fidèle. Une unité de sens peut être une simpleonomastique  comme elle peut nécessitertout un paragraphe Pour s’éclaircir. Sa formation est en fonction de plusieursparamètres : contexte verbal, contexte cognitif, etc.       Letraducteur doit se rendre compte de tous ses paramètres, afin de bien comprendreet donc de bien rendre.      L’écolede Paris, prône la fidélité au sens et rien que le sens.

Bien que cette théorieait fait appel à plusieurs disciplines pour se bâtir, on lui reproche néanmoinsde ne pas accorder assez d’importance aux mots qui sont, qu’on le veuille ounon, les matériaux principaux dont dispose le traducteur.      Après cedéfilement, qui n’est, certes par exhaustif des différentes conceptions de lanotion de fidélité en traduction, la question se pose          La fidélité en traduction consiste à rendre lesens sans se détacher totalement des aspects linguistiques dutexte-source : les termes de spécialités et même d’ordre général, laterminologie, la ponctuation, sauf usage différent dans la langue d’arrivée etle style doivent, chacun réapparaître dans le texte-cible.         En outre, la traduction doit êtreaussi lisible que l’original ; en effet, ce que la fidélité demande, c’estl’intelligence et le courage, c’est-à-dire, on doit