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Les causes de la schizophrénie demeurent inconnues. Des facteurs génétiques semblent entrer en jeu dans l’apparition de la psychose, mais ils n’expliquent pas à eux seuls la maladie. Souvent, la schizophrénie se manifeste en fin d’adolescence ou au début de la vie adulte. Elle toucherait de 0,3 à 0,7 % de la population. Les patients présentent souvent un retrait social du fait de leur perte de contact avec la réalité. La psychose est également connue pour les hallucinations du malade. Celui-ci raconte être guidé par une ou des voix qui sont en réalité le fruit de son imagination. Il est aussi l’objet de délires l’amenant à un sentiment de persécution, à la mégalomanie ou à avoir des idées insensées.La pensée du schizophrène est souvent désorganisée. Le discours n’a aucune cohérence, les phrases manquent de lien entre elles. Au-delà de difficultés dans le registre de la communication, le patient manifeste également des troubles de l’attention et de la concentration. Cela contribue d’autant plus à son isolement social. À cela, il faut ajouter de nouveaux symptômes, comme la perte progressive de l’émotivité, le rendant insensible au monde environnant. L’évolution de la maladie varie ; certains s’en remettent vite et bien alors que chez d’autres la guérison demande plus de temps. Une minorité, en revanche, n’en sort jamais et voit même sa situation s’aggraver. Face à la schizophrénie, le principal traitement consiste en une combinaison alliant des médicaments neuroleptiques avec une prise en charge psychologique et sociale. Dans les cas les plus sévères, l’hospitalisation est parfois jugée nécessaire, même si les délais d’internement ont tendance à diminuer. L’activité physique, améliorant la santé mentale des patients schizophrènes, est également préconisée.Ils estiment que 15 gènes différents pourraient contribuer à l’expression de la schizophrénie. Deborah Levy, Directrice du laboratoire, suggère qu’il y aurait, de plus, des personnes ” saines ” qui transmettraient ces gènes à leur descendance. Quelques traits et comportements évoqués par les chercheurs pourraient s’associer à la schizophrénie : 1) une asymétrie du visage qui n’est pas visible à l’oeil nu mais requiert un appareil 3D spécialisé pour la repérer, 2) une difficulté ou une incapacité à suivre avec les yeux un mouvement rapide (par exemple le trajet de la souris sur l’écran d’ordinateur) et 3) l’usage de mots qui n’ont pas de sens logique. Par ailleurs, Curtis Deutsch, aurait trouvé un lien entre des anomalies très subtiles du visage et la présence de la schizophrénie, lien qui serait due au fait que le visage et le cerveau se développent en même temps dans l’embryon, de sorte que ces structures sont influencées par les mêmes forces. Des chercheurs de Harvard ont obtenu un financement de 3 millions de dollars du gouvernement fédéral pour continuer leurs recherches et tenter de mieux comprendre cette maladie. Des généticiens voudraient également étudier cette maladie au niveau génomique.Y-a-t-il des familles qui ont des terrains plus favorables à la schizophrénie ? Le Docteur Nuss, psychiatre et chercheur à Paris, répond :” La schizophrénie est une maladie génétique ; les jumeaux monozygotes sont atteints une fois sur deux de la maladie, alors que celle-ci concerne 1% de la maladie. Aussi, on peut affirmer que la moitié des causes qui peut induire la schizophrénie sont de nature génétique, et l’autre moitié de nature environnementale.Dans l’environnement, il y a bien entendu l’éducation mais aussi tous les autres facteurs environnementaux qui sont les facteurs de carence, qui sont les facteurs d’exposition à des stress, qui sont les facteurs… notamment… la prise de cannabis qui est un pourvoyeur de précipitation vers la schizophrénie. “